Moins connu que le marais Poitevin, le marais breton offre un paysage original et typique du nord ouest de la Vendée et du sud est de la Loire atlantique qui borde l’océan. Ce territoire est caractérisé par une zone géographique humide marque la limite entre les anciennes provinces de Bretagne et du Poitou.

Exceptées les dunes de la forêt des pays de Monts, la terre plate du marais se situe en dessous du niveau de la mer souvent dans le passé soumise au raz-de marée et qui reste encore aujourd’hui gorgée d’eau. Un système de vannes et un réseau de canaux, que l’on appelle étiers, empêchent la remontée de l’eau de mer, ce qui a permis de dégager des terres arables.

Zone d’observation privilégiée, classée Natura 2000, le marais Breton Vendéen s’étend de la baie de Bourgneuf à L’embouchure de la Vie en passant par Noirmoutier et la forêt de Saint-Jean et Notre-Dame de Monts en logeant l’Océan.

Il couvre les communes de Barbâtre, La Barre-de-Monts, Beauvoir-sur-Mer, Bois-de-Céné, Bouin, Challans, Châteauneuf, Commequiers, Saint-Gilles-Croix-de-Vie, L’Épine, Le Fenouiller, La Guérinière, Noirmoutier-en-l’Île, Notre-Dame-de-Monts, Notre-Dame-de-Riez, Le Perrier, Saint-Gervais, Saint-Hilaire-de-Riez, Saint-Jean-de-Monts, Saint-Urbain, Sallertaine, Soullans.

est un lieu touristique original et unique faites de prairies humides et de polders d’une grande richesse biologique.

UN PEU D’HISTOIRE

Le marais breton faisait partie de la baie de Bretagne entièrement recouverte par la mer d’où quelques îles émergeaient. De toutes ces îles (Bouin, Sallertaine, Beauvoir) seule Noirmoutier est encore une île.

Pendant toute la préhistoire, des sédiments déversés par la Loire et la Charente ont peu à peu fermé la baie. C’est sous la période romaine que les premières salines sont crées, puis au Moyen âge des moines bénédictins entreprirent des aménagements plus perfectionnés avec la création de fosses et d’étiers pour établir durablement des marais-salants. C’est ainsi que le marais breton devient le plus gros producteur de sel de l’époque avec 30 000 tonnes de sel qui était exportée dans toute l’Europe. Le sel était alors essentiel à la conservation des aliments ce qui en faisait un produit de première nécessité.

De nos jours l’eau douce a remplacé l’eau de mer dans la plupart des zones du marais à l’exception de Bourgneuf qui a développé les activités ostréicoles (l’élevage d’huîtres).

Avec le développement touristique et l’engouement pour les activités traditionnelles, les marais salants ont un regain d’activités et de popularité. Ils se visitent et attirent chaque année beaucoup de visiteurs.

Une zone privilégiée.

Le marais offre un vaste territoire vierge de toute invasion qui permet à de nombreux oiseaux de s’épanouir : hérons, aigrettes, canards et busards des roseaux sont les principales espèces d’oiseaux qu’on peut y rencontrer. Des refuges ont été aménagés à Bois de Céné pour les cigognes.

C’est aussi un lieu de migrations importantes et suivant la saison on peut y voir des chevaliers gambettes, des avocettes, des tadornes, des échasses ou des busards cendrés…

Partout sur le marais on rencontre des plantes (halophiles) qui ont la particularité de ne pousser qu’en milieu salin notamment la moutarde noire, l’obione et la salicorne qui agrémentera agréablement vos plats avec un subtil goût du cornichon.

Le marais breton est une zone classée par Natura 2000.

Les petites routes sinueuses sillonnant le marais vous montreront le charme de cet espace unique quand le soleil fait scintiller les étiers bordés des joncs noirs sous le bleu du ciel, le regard se porte à l’horizon, sans barrière…

Prenez la route et venez découvrir les trésors du marais:

À Notre Dame des Monts, LE DAVIAUD

Ne ratez pas l’Ecomusée du Daviaud ouvert d’avril à octobre qui vous fera voyager dans le temps depuis les origines du marais jusqu’à aujourd’hui, son réaménagement conséquent en 2017 vous séduira.

Ce musée en plein air permet à ses visiteurs de découvrir la vie des habitants du marais et les bâtiments traditionnels du pays, les bourrines aux murs de terre et au toit de chaume.

En outre, sur votre parcours vous découvrirez un marais salant en fonctionnement, un potager, un observatoire ornithologique et une ferme avec ses animaux.

Le Perrier, Ballade en YOLES

Embarquez au cœur du marais dans notre village !
La Yole est une petite barque légère à fond plat. La yole était utilisée par les habitants du marais pour se déplacer notamment en hiver et au Printemps lorsque le marais est “blanc d’eau”, c’est à dire que les prairies sont inondées.

A l’aide d’une ningle, grande perche en bois, le « yoleur » vous guidera à travers l’étier de la Grande Taillée. Au fil de l’eau, savourez la tranquillité et admirez le paysage.

Une véritable immersion dans le marais d’hier et celui d’aujourd’hui. Découvrez la faune et la flore de cet espace sensible classé natura 2000.

KULMINO

Cet ancien château d’eau transformé en plateforme panoramique est situé en plein marais. Il vous transportera à 70 mètres au dessus du sol pour découvrir une vue exceptionnelle sur tout le marais breton, la forêt domaniale et les Iles de Noirmoutier et l’île d’Yeu. En outre, les expositions vous révéleront les secrets de l’eau grâce à des parcours interactifs.

À Soullans, LE MUSEE MILCENDEAU

Niché au cœur du marais, l’ancienne propriété du peintre Charles Milcendeau, élève de Gustave Moreau, vous offre un voyage artistique grâce aux œuvres de cet infatigable voyageur. Les peintures mozarabes de sa chambre vous emmèneront dans l’Espagne lointaine où le peintre a résidé longtemps. Les amateurs d’art apprécieront cet hâvre de paix à l’ombre des arbres centenaires.

À Saint Hilaire de Riez, LA BOURRINE DU BOIS JUQUAUD

L’ancienne exploitation agricole a gardé toute son authenticité. C’est un vestige exemplaire de la vie d’autrefois dans le marais. Les constructions sont restées à l’identique de celles du début du 20ème siècle. Cet ensemble est complété par des salles d’exposition et des supports multimédia. On vous propose de découvrir les objets, les gestes, les coutumes …

À Sallertaine,  LE MOULIN DE RAIRÉ

Seul moulin à n’avoir jamais de cessé de fonctionner depuis sa construction ses propriétaires vous invite à découvrir le meunerie traditionnelle.

Construit dans les années 1555 il appartient alors au seigneur de la Garnache, il est épargné durant les guerres de Vendée et devient en 1840 la propriété de la famille Barreteau dont l’un des descendants crééra les fameuses boulangeries « Mie câline ». En 1933, la famille Burgaud reprend le moulin grâce au mariage de la meunière Amélina.

La ténacité du meunier de Rairé attaché à la transmission des savoirs ancestraux communique sa fidélité des savoirs faire aux visiteurs. Visionnaire, le meunier de Rairé verra grâce au développement touristique ses efforts récompensés. Le moulin de Rairé accueille aujourd’hui des milliers de personnes dans son moulin qui commercialise encore sa production produite avec la seule force du vent.

Ne ratez pas cette visite sympathique agrémentée des commentaires savoureux d’un meunier passionné par son métier.

A Bois de Céné, L’ABBAYE DE L’ÎLE CHAUVET

L’ abbaye bénédictine fut fondée dans les années 1130. Elle subit des dommages pendant la guerre de 100 ans puis est incendiée en 1588. Malgré cela, la vie du couvent reprend sous l’ordre camaldule jusqu’en 1791 où elle est vendue comme bien national.

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